« Il n'est pas mon genre. Il ne me ressemble pas. Mais c'est ça justement qui me plaît. Le stade siamois, l'aigle à deux têtes, partager le même cerveau, se glisser dans la vie d'un autre comme dans un vêtement chaud, toutes ces conneries d'enfant. C'est fini. »
Depuis six mois, je croyais que je jouais ma vie. J'étais dans une partie de jeu, intéressante. Sans trop d'espoir, mais je bataillais pour gagner. Des péripéties, des chutes, un sourire sur deux faux mais en plus de ça du bonheur. Bref, une véritable lutte. Vous savez, cette sensation omniprésente que c'est la fin du monde sans l'être que vous (prétendiez) aimer. Tout ça pour dire que ce n'était que mensonge, de la pure foutaise. Juste un embrigadement de notre pensée, une prise en otage de notre coeur, et tout ceci, vous réduit au néant très vite. Ce qu'on oublie de préciser, c'est qu'on se relève, c'est peut-être dit remarque mais on n'y crois pas. Je peux vous dire que ça fait bizarre quand on commence à écrire une nouvelle page. Tout doucement, j'ai relu les pages précédentes. Avec du temps, j'ai refermé le livre et puis je l'ai rangé calmement dans la bibliothèque des souvenirs. J'ai attendu, cette nouvelle page blanche devant moi, attendu sans rien vouloir. Et d'un coup, tu es arrivé, tu as pris ma main, et tu m'as aidé à écrire les premiers mots puisque seule ils n'existaient pas. C'est beau quand les yeux recommencent à scintiller. Ça resserre le coeur quand " Je t'aime " revient dans ton vocabulaire. Mais mon dieu qu'est ce que ça fait trembler de se dire que je peux te perdre. Viens Amour, fais moi penser à autre chose, profitons du moment présent.
J'ai peur pour toi, J'ai peur de moi.
Embrasse moi encore, à nouveau.